Economie-Business,  Essentiels

Fabriquer ses revenus ?

Vous consommez, et moi aussi. Par plaisir, par obligation, par choix ou non, nous consommons. Nous avons donc besoin de revenus afin de faire grossir la colonne des produits dans nos états financiers. Alors que certains se battent au quotidien pour tenter de joindre les deux bouts et ainsi développer leurs revenus ce qui peut constituer une lutte incessante et stressante, d’autres se complaisent dans une vie faite de joies, de bonheurs et de temps disponible pour faire ce qu’ils veulent comme voyager, dcouvrir, apprendre, être avec leurs proches …

Mais comment font-ils ? Quel secret ont-ils que vous ne possédez-pas ?
Manquer d’argent, ne pas avoir assez, tenter d’avoir plus sont des impératifs psychologiques et sociaux de grande importance. Et notre société valorise cette officielle « réussite » économique au détriment de la richesse des savoirs, du cœur, de la conquête du bonheur. C’est peut-être triste, injuste ou tout simplement idiot, mais c’est comme ça. Nous sommes là pour apprendre à développer notre capital économique dans le but de nous libérer et d’aller vers épanouissement complet. Mais avant de savoir courir, il faut savoir marcher, donc avant d’apprendre à augmenter ses revenus encore faut-il comprendre les différents types de revenus existants. Oui, ici encore, nous pouvons regretter que nos systèmes éducatifs ne nous préparent pas à gérer efficacement nos vies et que l’éducation financière et économique soit absente des enseignements classiques et généraux. Alors apprenons.


Robert KIYOSAKI  ou Tim FERRISS développent l’idée qu’il y aurait 2 types de revenus : les revenus actifs issus de l’activité professionnelle, et les revenus passifs venant automatiquement grossir la colonne des produits. En réalité, avec un minimum de notions économiques on peut aller un peu plus loin et développer une catégorisation plus fine afin de comprendre mieux la structure potentielle des recettes et donc avoir une action plus efficace sur ses produits.

3 types de produits

En reprenant le compte de résultats et les notions de comptabilité classique, on constate qu’il est découpé en 2 colonnes. D’abord les charges (dépenses) puis les produits (recettes). Ces produits et ces charges sont découpés en 3 catégories que nous allons détailler dans les aspects « produits ».

Et même les autres, les professions libérales, les entrepreneurs, les commerçants qui gagnent bien leur vie, et même très bien, se tuent à la tâche en cumulant un nombre d’heures de travail inhumain, en cumulant stress et anxiété, en s’épuisant à gagner de l’argent qu’ils n’ont pas le temps, le loisir, ou la liberté de dépenser. Si ces revenus sont les plus utilisés, ce sont aussi les moins intéressants et les moins humainement rentables.

Produits d’exploitation

Il s’agit des recettes liées à l’activité, au métier, à la profession. C’est le volet le plus commun dans notre société, celui utilisé par l’écrasante majorité des gens pour obtenir des revenus. C’est le moyen d’obtenir un salaire ou un revenu répété et « stable ». C’est aussi le revenu que la société nous pousse à chercher. En effet, combien de fois avez-vous entendu « tout travail mérite salaire » ou « c’est en travaillant qu’on devient riche » ou « seuls ceux qui travaillent dur gagnent bien leur vie ». Mais est-ce vrai ? Il est assez facile de constater que les plus riches d’entre nous sont généralement ceux qui travaillent le moins. Il est même flagrant de voir ce type de revenus complètement absent du mix des recettes des plus aisés. Et en y regardant bien, vous savez intuitivement que ceux qui travaillent le plus, dans les conditions les plus difficiles, dans les emplois les plus éprouvants, sont très souvent les personnes les plus précaires. On ne va pas donner d’exemples pour ne heurter personne mais vous en avez des tas, des tonnes d’exemples de gens qui se tuent à la tâche tous les jours, en ne gagnant qu’un salaire de misère, qu’un salaire de subsistance.

Produits financiers

Ce sont toutes les recettes issues des activités financières. Prêter de l’argent, investir dans des actions, acheter des parts d’une entreprise … toutes ces activités en lien avec la finance peuvent rapporter de l’argent sous forme d’intérêts ou de dividendes. Attention, on ne parle pas ici de l’achat et de la revente, mais des revenus liés à l’activité passive d’investissement en capital. Ce revenu est plus hasardeux. En effet, investir dans une entreprise est un risque car, d’une part la conjoncture évoluant, il n’est pas certain que cette entreprise engendre des bénéfices et donc rémunère les détenteurs de son capital, et d’autre part les choix de cette entreprise ne sont pas sous le contrôle de ses propriétaires mais de ses dirigeants. Donc risqués oui, mais ces investissements sont faibles en efforts fournis. En effet, une fois les sommes investies le travail est fait et les dividendes ou les intérêts tombent périodiquement sous forme de rente. Pas de fatigue, pas de temps gâché, pas de stress : les revenus privilégiés des plus fortunés.

Produits exceptionnels

Il s’agit ici de toutes les rentrées d’argent qui sont fortuites, non renouvelables, et même rares. Oui, parfois la vie offre des opportunités. Vendre votre vieille machine à laver parce que vous en avez acheté une autre est un revenu exceptionnel. Un héritage, des gains à la loterie, trouver une pièce de monnaie au sol … Ces revenus sont peu prévisibles. Ils sont rares et ne constituent pas une source stable de revenus. Mais ils existent et il faut donc les noter. Dans un autre article nous verrons quand même que la chance se provoque et que seuls ceux regardant par terre peuvent y trouver une pièce. Quoi qu’il en soit, la majorité des gens n’ont que peu de revenus exceptionnels et de très faible intensité.

3 types de recettes
Pour schématiser et ne pas alourdir ces propos, on peut alors décrire 3 types de recettes potentielles, tous types de produits confondus.

Recettes d’activité
Il s’agit de tous les gains liés à votre activité. Tout ce qui est de l’ordre du travail. Parmi ces activités il y a évidemment le travail qui fournit un salaire ou des revenus professionnels. Mais cela ne se borne pas à un secteur d’activité. Une infirmière, un manutentionnaire, un professeur, un avocat, un diététicien tirent ses revenu principalement de son activité professionnelle sous une forme ou une autre. Mais un marchand de biens immobiliers qui passe sa journée à négocier, à acheter, à vendre, tire aussi ces revenus de son activité. Il en est de même pour un banquier, un trader, un chef d’entreprise, un artiste, un sportif professionnel ou tout autre personne qui génère des recettes par son travail. Cette source de revenu est très utilisée, et même majoritairement, elle n’est ni bien ni mal. Par contre elle est chronophage et souvent subie. En effet, qui peut se vanter de prendre quotidiennement du plaisir dans son travail ? Combien sont ceux d’entre nous qui s’épanouissent dans leur activité professionnelle ? Et plus encore : combien sont satisfaits pleinement de ce qu’ils gagnent ? Selon une enquête du groupe AEF de 2017, 9 français sur 10 souhaitaient changer de métier, ou l’avaient déjà fait. Oui, c’est un fait, si certains ont la chance de s’épanouir dans leur travail, d’avoir trouvé leur voie, de trouver du sens et d’aller vers un parfait accomplissement personnel dans leur profession, l’écrasante majorité ne travaille que pour des raisons alimentaires. Alors TAYLOR dés 1911 avait raison, la seule motivation du travailleur est l’argent, la rémunération. Mais soyons honnête : le nombre d’emplois ou d’activités professionnelles suffisamment passionnantes, intéressantes et hautement lucratives est très limité. Alors c’est ça ? C’est juste ça ? Passer sa vie à galérer pour essayer de survivre au lieu de vivre ? Deux possibilités existent : la première est le bonheur parfait dans un travail choisi et épanouissant, la seconde est un emploi dans lequel on s’accommode au mieux de notre sort et duquel on extrait des raisons de continuer à travailler. Besoin de reconnaissance ou d’appartenance ou plus tristement de manger, ces revenus issus de l’activité professionnelle sont faiblement rémunérateurs et source de tracas pour beaucoup. Il y a bien sûr d’autres voies que votre imagination va construire : votre propre chemin.

Recettes d’action
Il s’agit des gains issus d’une ou plusieurs actions. Les actions sont à distinguer des activités par leur caractère ponctuel. Là où une activité professionnelle occupe une grande partie du temps, une action sera un court instant générant une rémunération maximisée. Par exemple, trouver une maison, la négocier, l’acheter, la revendre ne prendra que quelques heures à un investisseur aguerri pourra par ses actions ponctuelles générer des rentrées substantielles.

De la même façon, acheter un appartement, le meubler et le louer rapportera des revenus périodiques avec un minimum d’efforts. Bien sûr il faudra faire les états des lieux, trouver des locataires, faire signer le bail, réaliser quelques travaux, mais ces actions très courtes rapportent des gains à faible coût temporel. Enfin, des investissements financiers tels que l’achat d’actions en bourse nécessitent une action pour comprendre, choisir et acheter, mais les dividendes obtenus seront continuels et sans efforts. Moins couteuses en temps et en énergie, plus rentables, ces recettes sont l’outil privilégié de ceux qui sont fortunés, des gens heureux et épanouis, de ceux qui vivent et non survivent.
Recettes automatiques
Il s’agit de toutes les rentes, pensions, loyers, intérêts qui viennent augmenter les produits automatiquement, sans aucune action, sans aucun effort. L’argent qui fabrique de l’argent. Évidement, la plus part de ces recettes ont nécessité au départ une action, mais leurs fruits sont sans contestation les plus rentables. Périodiquement, sans efforts, l’argent rentre. Vous vous doutez bien que les plus heureux, les plus libres, les plus fortunés ne visent que cette catégorie.

2 types de revenus

On peut donc décrire 2 types de revenus très différents, potentiellement complémentaires, mais surtout éclairant le sens d’une vie plus libre.

Les revenus subordonnés

Ce sont des revenus co-dépendants. Ils ne sont générés que par votre activité et de ce fait dépendent de votre implication personnelle et du temps dépensé à leur encontre. Mais de la même façon vous dépendez d’eux pour subvenir à vos besoins. Et allant plus loin, vous dépendez de l’activité, de l’entreprise, de votre employeur. Il n’y a pas de liberté, il y a du stress et de l’angoisse. Vous travaillez modestement pour enrichir quelqu’un d’autre. Vous utilisez votre temps précieux, non pas pour vous accomplir, mais pour survivre.

Les revenus autonomes

Ce sont les revenus qui se gèrent automatiquement, ceux qui croissent sans votre intervention, ceux qui ne coûtent aucun temps. Bien sûr la plupart d’entre eux nécessitent une action au minimum au départ, mais par votre imagination et votre talent, ils se transformeront en recettes automatiques et génèreront des revenus autonomes vous offrant du temps, de la liberté et votre indépendance financière. Ils sont l’apanage des gens heureux, des gens fortunés, de ceux qui peuvent se vanter d’être libre.

Revenus subordonnés VS revenus autonomes
Il peut vous apparaître évident de privilégier les revenus autonomes plus confortables. Et c’est vrai ! Mais l’arbitrage de la distribution des revenus ne prend pas en compte le type d’activité : exclusivement le temps disponible vers votre épanouissement et votre accomplissement.

Choisir de développer et de maximiser ses revenus autonomes ne signifie pas « ne faire », arrêter d’avoir des activités, bien au contraire. Il s’agit de choisir, de décider, ’être libre et serein. Je vais vous donner mon exemple. Il n’est pas représentatif, et même si j’ai des scrupules à parler de mon expérience par peur de choquer le besoin d’humilité de chacun, il peut être éclairant.
Quand j’étais ostéopathe je travaillais énormément. Bien sûr je gagnais très bien ma vie mais à quel prix ? Des semaines de 70 heures, du stress face aux factures, de l’anxiété face à une baisse de l’activité et très souvent je me confrontais à un déficit de motivation principalement dû au fait que, même si ce métier m’offrait de la gratification en terme d’appartenance et d’estime, il ne me permettait pas de trouver du sens. Je n’avais pas de temps, pas de liberté, pas de plaisir, pas de motivation, mais de l’argent. En reprenant le contrôle de m vie, en modifiant mon état d’esprit (mindset), il m’est apparut évident que je devais aller vers ce qui me plaisait. J’ai repris mes études et j’ai trouvé ma voie : aider les autres à façonner leur bonheur par la transmission de savoirs et d’expériences. Alors vous allez me dire que être enseignant, conférencier ou coach est un travail, qu’il s’agit de revenus subordonnés et que je suis dépendant ? Pas du tout. Car, en développant mes revenus autonomes, je suis devenu financièrement indépendant. Je n’ai pas besoin de mon activité pour subvenir à mes besoins et faire croitre ma colonne « produits ». De ce fait mon activité n’est pas un travail mais une passion, un moyen d’épanouissement, un outil d’accomplissement. Débarrassé de la pression du revenu subordonné, je me suis affranchi des contraintes liées à la peur, au stress et à la dépendance de mon employeur. Il en résulte qu’aujourd’hui je « travaille » où je veux, pour qui je veux, aux conditions que je veux, ou je ne travaille pas. Cela parait parfois décontenançant pour des employeurs peu réfléchis. En effet, sans le levier du salaire, sans la peur du licenciement, sans le biais de la subordination, certain semblent effrayés et imaginent ne pas pouvoir me manager, me contraindre et que mon activité perdra en qualité. Ceux-là ne m’intéressent pas, ils ne proposent pas un management épanouissant mais juste une somme de contraintes desquelles je me suis émancipé. D’autres plus éclairés comprennent certes qu’ils ne me maitriseront pas, que la qualité de mes prestations ne dépend que de ma propre motivation et les oblige à être souple, sur le plan managérial et organisationnel performant, et offrir de bonnes conditions, à me laisser libre. Mais en retour ils auront le meilleur de moi-même, la plus grande motivation, la joie de venir officier, l’excellence des prestations et l’assurance de ma fidélité et de ma loyauté. Car c’est ça que j’offre jour après jour.
Quand je suis face aux étudiants dans l’établissement que j’ai choisi, au public que j’ai choisi, je suis performant, je suis heureux. Je n’ai pas peur des réprimandes, je ne subis pas les lubies de mes employeurs, je suis enjoué dynamique et motivé, et je crois sincèrement que mes étudiants le ressentent et apprécient ça. Je ne fais que ce qui me rend heureux car je ne suis pas subordonné à mon travail mais à mon temps et à mon bonheur. J’ai mis en place des revenus autonomes qui m’offrent cette liberté. Je ne suis pas le seul. Nous pourrions être plus nombreux. Contemplez le nombre extraordinaire de bénévoles dans les associations et organisations d‘entre-aide. Tous ces gens qui nourrissent leurs besoins fondamentaux quels qu’ils soient par une activité non rémunérée, et qui se forcent à aller au travail pour se nourrir et non par plaisir.
En conclusion
Et vous ? Ne souhaiteriez-vous pas gagner cette liberté ? Ne souhaiteriez-vous pas avoir le choix ? Avoir le temps de faire ce qui vous rend meilleur, plus heureux ? De faire décoller vos vies ? C’est possible. Je vous le souhaite. Et peu à peu nous allons voir comment faire. Ne vous y trompez pas : c’est beaucoup plus simple que le monde vous le laisse croire. Vous allez avoir besoin de motivation et d’apprendre. Et je vous le garantis : tout va s’éclairer.
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